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Ces numéros de maillot qu'on ne pourra plus jamais porter : quand le sport retire un t-shirt pour l'éternité

Publié par I Love Mon Village · Avril 2026 · 9 min de lecture

Dans le sport américain, il existe une tradition qui n'a pas vraiment d'équivalent chez nous. Quand un joueur a tellement marqué l'histoire de son club qu'aucun autre ne mérite de porter son numéro après lui, la franchise "retire" son maillot. Concrètement, on accroche une bannière au plafond de la salle avec le nom et le numéro du joueur. Plus personne ne pourra jamais le porter. C'est terminé. Pour toujours.

Kobe Bryant au lancer franc sous le maillot numéro 8 des Los Angeles Lakers
Kobe Bryant sous le numéro 8, le premier de ses deux maillots retirés. Photo : Wikimedia Commons / CC BY-SA 2.0

Dit comme ça, ça ressemble à un geste symbolique un peu formel. Mais quand on creuse les histoires derrière ces maillots retirés, on tombe sur des anecdotes complètement folles. Des rivalités transformées en amitiés, des hommages à des rappeurs qui n'ont jamais touché un ballon, un numéro retiré pour un joueur qui n'a jamais mis les pieds sur le parquet du club qui l'honore, et une cérémonie à Chicago en janvier 2026 qui a fait pleurer tout le monde.

Voici les plus belles histoires.

Tout a commencé par un accident de hockey en 1933

Avant de parler de NBA, il faut remonter à l'origine de la tradition. Et elle n'est pas très joyeuse.

Le 12 décembre 1933, un joueur des Toronto Maple Leafs nommé Ace Bailey se fait violemment charger par un adversaire des Boston Bruins pendant un match de hockey sur glace. Le choc est terrible. Bailey finit à l'hôpital avec une hémorragie cérébrale. Il survit, mais sa carrière est terminée.

Un mois et demi plus tard, la NHL organise un match de bienfaisance en l'honneur de Bailey. Et lors de cette soirée, les Maple Leafs décident de retirer son numéro. Plus personne ne portera le numéro 6 à Toronto. C'est la toute première fois qu'un club fait ça dans l'histoire du sport professionnel.

Le geste est si fort qu'il se répand dans tout le sport nord-américain. Le hockey, puis le baseball, puis le basketball, puis le football américain adoptent la tradition. Aujourd'hui, des centaines de numéros sont suspendus dans les salles et les stades des États-Unis.

Derrick Rose : la cérémonie qui a fait pleurer Chicago en janvier 2026

On commence par la plus récente, parce qu'elle est encore toute chaude.

Le 24 janvier 2026, les Chicago Bulls retirent le maillot numéro 1 de Derrick Rose. L'enfant de Chicago, gamin d'Englewood, l'un des quartiers les plus durs de la ville, devenu le plus jeune MVP de l'histoire de la NBA à 22 ans. Son parcours, c'est un conte de fées cassé en plein vol par les blessures aux genoux, puis reconstruit patiemment, année après année, club après club.

Ballon de basket traversant le panier dans une salle de NBA avec le public en arrière-plan
L'ambiance d'une salle NBA lors d'une soirée de cérémonie. Photo : Pexels

Et la soirée elle-même a été parfaite au-delà de ce qu'on pouvait imaginer. Avant la cérémonie, les Bulls jouent contre les Celtics de Boston. Match serré. À une seconde de la fin, score à 111 partout. Kevin Huerter, qui était arrivé au United Center en portant un maillot numéro 1 en hommage à Rose, plante un tir à trois points pour la victoire. 114-111. La salle explose.

Ensuite, la cérémonie. Une vidéo hommage narrée par Scottie Pippen. Des témoignages vidéo de LeBron James, Stephen Curry et Shai Gilgeous-Alexander. Et le discours de Rose lui-même, les yeux rouges : "Ce parcours n'a jamais été à propos de moi. Dès le départ, il s'agissait de créer quelque chose dans lequel les gens de la ville pouvaient se reconnaître."

Son numéro 1 rejoint ceux de Michael Jordan (23), Scottie Pippen (33), Jerry Sloan (4) et Bob Love (10) au plafond du United Center. Cinq bannières qui racontent toute l'histoire des Bulls.

Ce qui rend ces cérémonies si fortes, c'est que le maillot devient plus qu'un vêtement. C'est un symbole d'identité, d'appartenance, de fierté. Le même principe que quand on porte un t-shirt I Love avec le nom de sa ville ou de quelque chose qui compte : on affiche qui on est.

Kobe Bryant : le seul joueur avec deux maillots retirés dans le même club

Le 18 décembre 2017, les Los Angeles Lakers organisent une cérémonie pour Kobe Bryant. Ce soir-là, le Staples Center vit un moment historique : les Lakers retirent non pas un, mais deux numéros. Le 8 et le 24.

Kobe a porté le 8 pendant la première moitié de sa carrière (trois titres NBA, un passage au All-Star Game presque chaque année) puis le 24 pour la seconde moitié (deux titres supplémentaires, un trophée MVP). Deux numéros, deux ères, mais un seul joueur. La franchise a considéré que les deux méritaient d'être immortalisés.

Personne d'autre n'a jamais reçu cet honneur dans la même franchise. Et après la disparition tragique de Kobe en 2020, les Dallas Mavericks ont également retiré le numéro 24, alors que Bryant n'avait jamais porté leur maillot. Juste par respect.

Michael Jordan honoré par un club où il n'a jamais joué

On reste en NBA pour une anecdote qui surprend tout le monde. Le Miami Heat a retiré le numéro 23 en l'honneur de Michael Jordan. Sauf que Jordan n'a jamais joué pour le Heat. Pas une minute. Pas un match d'exhibition. Rien.

Ballon de basket Spalding NBA posé sur un terrain extérieur mouillé
Le basket, un sport où les numéros racontent des histoires entières. Photo : Unsplash

L'ancien propriétaire du Heat, Micky Arison, a justifié la décision par la "contribution de Jordan au basketball". En gros, il a tellement fait pour le sport dans son ensemble que même un club rival voulait lui rendre hommage. C'est comme si le PSG retirait le numéro 10 en hommage à Messi pour ce qu'il a fait à Barcelone. Impensable chez nous, normal en NBA.

Mais Miami ne s'est pas arrêté là. La franchise a aussi honoré Dan Marino, une légende du football américain (les Miami Dolphins), qui n'a évidemment jamais joué au basket. La salle du Heat est un vrai musée du sport local, pas seulement du basketball.

Notorious B.I.G. : quand un rappeur obtient l'honneur suprême du basket

Celle-là, c'est peut-être la plus inattendue. Les Brooklyn Nets ont retiré le numéro 72 en hommage à Christopher Wallace, plus connu sous le nom de Notorious B.I.G.

Biggie n'a évidemment jamais joué en NBA. Mais il est né et a grandi à Brooklyn, et sa musique est indissociable de l'identité du quartier. Quand les Nets ont déménagé de New Jersey à Brooklyn en 2012, ils ont voulu ancrer le club dans la culture locale. Retirer le numéro de Biggie, c'était une façon de dire : "On est d'ici, et on respecte ce qui fait Brooklyn."

Pour la première fois, un club professionnel américain retirait un numéro pour quelqu'un qui n'avait rien à voir avec le sport. Juste avec la culture.

Magic Johnson en t-shirt des Celtics : la scène la plus drôle d'une cérémonie de retrait

Larry Bird et Magic Johnson ont été les plus grands rivaux de l'histoire de la NBA pendant les années 80. Celtics contre Lakers. Boston contre Los Angeles. Leur rivalité a sauvé la NBA d'une crise d'audience et transformé le basketball en spectacle mondial.

Quand les Celtics ont organisé la cérémonie de retrait du maillot de Larry Bird, Magic Johnson était évidemment invité. Il arrive en costume, avec une veste aux couleurs des Lakers par-dessus. Sauf qu'on lui demande de porter un survêtement des Lakers pour la cérémonie, et sa chemise ne rentre pas dessous.

Solution ? Il emprunte un t-shirt. Un t-shirt des Celtics. Le rival juré porte les couleurs de l'ennemi sous sa veste dorée. Et au moment où il monte sur scène, il ouvre la veste pour révéler le t-shirt vert. Bird éclate de rire. La salle aussi. Trente ans de rivalité résumés en un geste d'amitié et d'humour.

Un t-shirt peut désamorcer une rivalité, rendre hommage, faire rire, ou provoquer. C'est un objet simple qui porte des messages puissants. Que ce soit le maillot d'une légende du basket ou un t-shirt personnalisé avec le nom de votre ville ou de quelqu'un que vous aimez, le principe reste le même.

Le numéro 6 : retiré par TOUTE la NBA en même temps

En 2022, Bill Russell décède à l'âge de 88 ans. Russell, c'est le joueur le plus titré de l'histoire de la NBA : onze titres de champion avec les Boston Celtics entre 1957 et 1969. Huit d'affilée entre 1959 et 1966. Un record qui ne sera probablement jamais battu.

Match de basket en pleine action dans une salle universitaire
L'intensité du basket se transmet de génération en génération. Photo : Pexels

Mais Russell, c'est aussi le premier entraîneur noir de l'histoire du sport professionnel américain, et un militant actif pour les droits civiques qui a marché aux côtés de Martin Luther King.

Face à un tel héritage, la NBA a pris une décision sans précédent : retirer le numéro 6 dans les trente franchises de la ligue. Plus personne, nulle part en NBA, ne pourra porter ce numéro. C'est la première fois que ça arrive. Les joueurs qui le portaient déjà, comme LeBron James, ont eu le droit de le garder jusqu'à la fin de leur carrière. Mais après eux, c'est fini.

Les Celtics : quand il n'y a presque plus de numéros disponibles

Les Boston Celtics sont la franchise la plus titrée de l'histoire de la NBA avec 17 titres. Et ils sont aussi les plus généreux en matière de maillots retirés. Résultat : 22 numéros sont aujourd'hui accrochés au plafond du TD Garden. Du 00 de Robert Parish au 33 de Larry Bird en passant par le 5 de Kevin Garnett.

À ce rythme, les futurs joueurs des Celtics vont finir par devoir porter des numéros à trois chiffres. C'est devenu une blague récurrente chez les fans de la franchise : "Il reste quoi comme numéro à Boston ?" La réponse : pas grand-chose.

Jackie Robinson : le premier numéro retiré par une ligue entière

Avant Bill Russell et son numéro 6 en NBA, il y a eu Jackie Robinson et son numéro 42 en baseball.

Jackie Robinson en tenue des Brooklyn Dodgers vers 1950
Jackie Robinson, premier joueur noir en MLB et premier numéro retiré par une ligue entière. Photo : Wikimedia Commons / Domaine public

Robinson est le premier joueur noir à avoir intégré la Ligue majeure de baseball en 1947, brisant des décennies de ségrégation raciale. En 1997, cinquante ans après son premier match, la MLB a décidé de retirer le numéro 42 dans toutes les franchises. Les joueurs qui le portaient déjà ont pu le garder, le dernier étant Mariano Rivera des New York Yankees, qui a pris sa retraite en 2013.

Chaque année le 15 avril, jour anniversaire du premier match de Robinson, tous les joueurs de toutes les équipes portent le numéro 42 pendant un match. C'est le seul jour où ce numéro revit.

Ce qu'un maillot retiré dit de notre rapport aux vêtements

Ce qui est fascinant dans cette tradition, c'est qu'elle repose sur une idée toute simple : un vêtement peut être sacré. Un bout de tissu avec un numéro et un nom dessus peut contenir tellement de sens qu'on décide de ne plus jamais le reproduire.

On retrouve cette idée partout. Le maillot de Zidane en 2006, celui de Maradona à Naples, le t-shirt "I Love NY" de Milton Glaser accroché au MoMA de New York. Certains vêtements dépassent leur fonction première. Ils deviennent des symboles.

C'est pour ça que ce qu'on choisit de mettre sur un t-shirt compte. Que ce soit un numéro, un logo, un nom de ville ou un message personnel, on fait un choix. On dit quelque chose au monde. Et parfois, comme Derrick Rose qui a porté le numéro 1 de Chicago pendant sept saisons, ce qu'on porte finit par raconter bien plus qu'on ne l'avait prévu.

Vous aussi, portez ce qui compte pour vous.

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